Sois-yogi et tais-toi !

20 Août

Cela vous arrive-t-il de parler, parler et parler ? J’ai la solution ici…

D’abord, je vous propose un pari. Allez demander à quelqu’un qui me connait de vous donner un adjectif pour me décrire. Personne ne s’accordera à dire que je suis bavarde. On pari ?

Je vous le dis : je n’ai pas le verbe infus. Je ne suis pas du genre bavarde.

Mais il était une fois…

Il y a quelques jours, après mon cours de yoga…

Je suis allée prendre le petit-déjeuner avec une copine du cours. Le temps pour parler « yoga » et profiter de l’air doux d’été sur la terrasse d’un café. J’avais la journée libre devant moi.

Nous sommes des passionnées du yoga. Nous le pratiquons tous les jours et l’enseignons aussi.

Le yoga étant au centre de nos vies, on le mangeait à toutes les sauces lors du petit déj’.

Ça papotait, ça papotait.

Je papotais, je papotais.

Je racontais mes expériences dans ma pratique personnelle et dans l’art d’enseigner. J’étais emballée, quoi !

Et… je papotais, je papotais. Encore et encore…

1heure, 2heures, 3heures… et  je papotais !

Bavarde, moi ?

Pari perdu.

Parler est bien joli, mais… après tant d’heures des conversations enflammées, il s’est passé quelque chose de bizarre chez moi.

Sur le chemin du retour, je remarquais que j’avais parlé beaucoup, beaucoup trop !

Je sais. Il n’y a pas de mal à ça ! L’éloquence, est une très belle qualité. Mais moi ? Cela ne me ressemblait pas et je ne l’avais pas très bien vécu.

Sois-yogi et tais-toi !

Nous parlions, mais c’était moi qui parlais le plus. J’avais l’impression d’avoir épuisé ma copine avec mes histoires, d’avoir profité de sa disponibilité pour parler de moi.

Une fois séparées, ma voix résonnait dans ma tête… Moche, aiguë, comme dans un enregistrement que l’on n’aime pas entendre.

Aussi, mes paroles repassaient comme dans un film et me mettaient mal à l’aise.

J’aurai pu lui poser plus des questions sur elle. Je ne sais pas si je l’ai fait. Ai-je tenu une sorte de monologue ? La honte !

J’imaginais mes mots comme des projectiles, bombardant ma chère et pauvre amie.

Bavarder, n’est pas un problème, on est d’accord. Mais je considérais, que si ma voix continuait des heures après à retentir dans mon crâne et que s’il y avait tant de bruit, c’est qu’il y avait quelque chose qui clochait.

Dans le yoga on apprend à écouter son corps, n’est ce pas ? Eh bien, là ça gueulait ! 😉

J’avais tellement besoin de silence.

Une fois chez moi, j’ai envoyé un message pour remercier mon amie de son écoute et nos « échanges » (si échanges ont eu lieu).

Je lui ai présenté mes excuses pour avoir pris son temps, son énergie et pour l’avoir sûrement «fatiguée» (restons polis).

Tout de suite, j’ai eu aussi un terrible besoin de serrer ma chatte dans mes bras et de me coller à elle pour m’apaiser avec son ronronnement.

Elle avait compris ce dont j’avais besoin. Elle ronronnait donc plus fort !

RendezVousYoga-CeriseEtMoi-Silence

 Ronronthérapie avec ma chatte Cerise

Ensuite, elle s’est endormie sur mes jambes… Moi aussi. J’ai dormi profondément au beau milieu de la journée. J’étais vidée !

Le soir, j’allais à ma méditation. J’y allais avec ma copine, la même qui avait su m’écouter. J’étais heureuse de savoir qu’elle n’avait pas cherché à me fuir. Elle aurait eu bien raison !

Je n’allais pas parler. Cette fois j’allais me taire. Promis ! (pas le choix, non plus).

RendezVousYoga-Meditation-TempleBhouddiste

Mon temple de méditation (Bruxelles)

Me taire, oui, c’était cela dont j’avais besoin. C’est ainsi que j’adoptais une attitude plus yogique.

« Plus on devient silencieux, plus on est capable de s’entendre », et d’entendre les autres, aussi.

Enfin, j’allais mieux à la fin de la journée.

Et je pouvais être reconnaissante d’avoir eu une amie, un chat et la méditation pour me sauver !

Et vous, cela vous arrive aussi de parler, parler, parler, au point d’avoir la tête qui tourne ? Quelle est votre méthode pour vous calmer (vous taire, je veux dire) ? 😉

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