Le jour où j’ai arrêté le yoga !

12 Août

Le yoga ? J’ai arrêté !

Quand j’ai commencé le yoga, vers l’année 2000, je venais du monde de la danse, « j’étais jeune, motivée et dynamique » (oui, elle est nulle ma blague)…

Bon, tout ça pour dire, que je n’ai pas rencontrée cette pratique suite à un incident traumatique, une grosse déprime, ou suite à une histoire « mystique ».

Non. Tout simplement, j’ai plongée dans le yoga, car il était mon lien avec la danse, le mouvement, le corps. (Et aussi, si vous voulez tout savoir, pour accompagner une copine à son cours).

En peu de temps, le yoga est passé au dessus tout et est devenue la seule danse que j’ai voulu mener. (C’est beau ça non ?)

J’ai vécu des périodes d’interruptions et d’alternances. Mais je reprenais toujours.

Le yoga était nécessaire pour moi. Pourquoi ? Je ne cherchais pas à comprendre. J’avais accroché.

Ces premières années, mon yoga était très lié à l’endurance, à la performance des postures. Mon approche était très physique.

Je me souviens même d’avoir assisté, à une période, avec un plâtre dans le bras. Je m’étais cassée le poignée en faisant du VTT.

Ego, impatience, l’insolence de la jeunesse ? Peu importe, mais aujourd’hui (… 15 ans après), je pense que je choisirais le repos et plutôt une pratique plus douce, à la maison. (A moins d’avoir un modèle de plâtre plus joli à montrer !)

Le yoga des postures (asanas).

La « beauté » des postures (asanas) et le challenge de les reproduire avec son corps, de se plier, de se twister… était important pour moi.

Le courant du yoga passait par là.

Ce yoga me comblait et me suffisait ainsi !

D’ailleurs dans mes débuts avec le yoga, quand ça parlait trop philo, chakras, karma… je me mettais en sourdine. Je n’avais pas « besoin » d’aller plus loin.

Avec les circonstances et le temps (ouais, d’accord, avec l’âge quoi !), une pratique assez disciplinée et assidue s’est installée.

Et c’est ainsi, que doucement des choses que je ne voulais pas entendre, comprendre, ou voir, des années auparavant, ont commencé à émerger…

Le jour où j’ai arrêté le yoga !

Avec une pratique plus consciente et plus approfondie, je suis passée à autre chose. J’ai arrêté le yoga… des postures !

C’est à partir de ce moment là, que j’ai commencé à avoir une approche plus « transcendent » et non plus « corporel » avec le yoga.

Introspectivement, la pratique devenait plus affinée, plus harmonieuse, plus centrée.

Dans le yoga, réussir des postures abracadabrantesques, ne rend personne plus éclairée.

Par contre, une fois qu’on arrête le yoga purement physique et postural, on a un déclic. On peut même ressentir quelques signes d' »illumination ».

Voici certaines pistes pour identifier le déclic 🙂 :

Les signes d’illumination.

  • La respiration devient la seule chose qui compte.
  • On se moque d’être flexible ou pas. (Ce n’est pas ça qui compte !)
  • On n’a vraiment rien à prouver à personne. (Ni à soi-même, d’ailleurs !)
  • On est qui one est !
  • On ne se compare pas aux autres. (En cours, on ne regarde pas ses voisins du coin de l’oeil !)
  • On est présent dans chaque instant.
  • On ne juge pas son niveau.
  • On ne force pas.
  • On accepte ses capacités et limitations.
  • On rigole quand on tombe. (Et quand on veut aussi !)
  • On fait de la simplicité, la plus belle des postures !

La souplesse à tout prix ? Je la laisse à mon chat !

cerise-relax

Cerise fait son grand-écart (Hanumanasana).

Les postures (asanas) dans le yoga, ce n’est que la cerise sur le gâteau. Ça fait du bien et c’est jolie, mais ce n’est qu’une toute petite partie de cet univers.

Voilà comment j’ai arrêté le yoga des postures et comment mon chemin s’est éclairé un petit peu. (Qu’on se le dise, je suis encore loin d’avoir tout compris !) 😉

Et vous ? Vous en êtes où ? Aimez-vous l’aspect contorsionniste de la pratique ? Êtes-vous plus souple du mental que du dos ? Ou avez-vous carrément arrêté le yoga ?

 

Article lié : Le yoga sans postures.

 

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